Le Salut / Chào, Lê, Bài, tõ




Le Salut

En salle le Vo-Sinh entendra les termes :

Chào, Lê, Bài, tõ.

Au Viet Vo Dao, le salut s’exécute de plusieurs façons selon les styles et écoles.

En ce qui nous concerne, nous utilisons deux formes de salut.

Le grand salut, que nous faisons lors de grandes occasions, lors de stages ou pour des cérémonies.

Et le petit salut, utilisé dans les cours de tous les jours.

Approfondissons à présent le rôle du salut.

Il faut savoir qu’au Viet Vo Dao, le salut ne sert pas à « saluer » le tapis quand le vo-sinh entre dans le Vo Duong (salle d’art).

La véritable vocation d’un salut est avant tout d’honorer le génie des lieux (que l’on salue en entrant et en sortant du (Vo-Duong).

Je m’explique :
Cette « croyance martiale » permet au pratiquant de se rassurer sur le fait qu’il est sous la « protection » d’un génie, qui le protégerait des blessures et autres problèmes qui pourraient survenir lors de l’entraînement.
Très souvent on voit dans les salles d’arts martiaux, une photo, une peinture, ou autre représentation affichée ou accrochée au mur.

Le vo- sinh se met à genoux et salut cette représentation.

En ce qui nous concerne, cette représentation, est une photo du maître de notre professeur.
Cette photo, est un hommage au Maître décédé.

Dans les croyances Vietnamiennes, on dit que le maître décédé a rejoint ses Maîtres fondateurs.
Après avoir effectué ce salut, le vo-sinh saluera de nouveau, mais cette fois ci, son professeur ou son instructeur (c’est une marque de respect).

Dans notre école, il y a une règle que le vo-sinh ne doit jamais oublier.

Si le vo-sinh arrive en retard, il doit dans un premier temps aller saluer le professeur.

Il enchaînera par une série de vingt pompes.

Le salut intervient aussi lors du travail à 2, ou à plusieurs.

Que ce soit en combat ou dans un simple exercice, les Vo-Sinh doivent se saluer avant et après. C’est une marque de respect envers le partenaire ou adversaire.

On retrouve le salut dans les exercices de Quyên.

Un Quyên commence et fini par un salut. Ce salut sert à remercier le créateur du Quyên.

Il faut savoir que le salut est bien plus qu’une simple marque de politesse, d’humilité ou de respect.

Il montre que le vo-sinh a bien compris le côté spirituel et mental de sa discipline martiale.

Réflexion faite, si le vo-sinh comprend un temps soit peu le fond du sujet présenté et surtout les mots, spirituel et mental, il pourra comprendre la différence qu’il y a entre un art martial et un Sport de Combat.


Je conclurais le sujet en rappelant que le moment du salut est surtout un temps de douceur, de bien être, d’humilité et de méditation.

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