Ecole Ho Long Hoang

D’après Maître Christian Ayme




Comment tout a commencé
Si aujourd’hui l’école Ho Long Hoàng Vo Dao existe, c’est avant tout grâce à un homme. Cet homme se nomme Hoàng Ngoc Thach.
Il a été mon « créateur » car si j’en suis arrivé là, c’est en grande partie grâce à lui.
Je me présente ; je suis fondateur, responsable technique et enseignant au sein de l’école Ho Long Hoàng Vo Dao, je suis titulaire d’un AFPS, d’un diplôme d’éducateur fédéral (AMV), d’un diplôme d’instructeur fédéral (AMSEA), d’un diplôme d’arbitre National, je suis 4°DAN officiel (FFKDA) et au sein de cette fédération je suis chargé de la formation des arbitres pour la région Rhône Alpes et membre du jury pour les passages de grades ceintures noires.

Que dire d’autre ; j’enseigne depuis 1995 les AMV. Mon premier style a été le Long Ho Dao. Mon parcourt martial m’a emmené au ninjitsu, à la boxe anglaise, un passage éclaire au judo et bien entendu ma « course » s’est arrêtée au Viet Vo Dao.
Ma rencontre avec le Maître a été une révélation pour moi.
Mais parlons de lui, du Maître Hông Son Thach (nom martial).

L’histoire
En 1946 la guerre en Indochine a repris son ampleur meurtrière. Lors d’un bombardement par l’aviation Française, les parents du Maître Hong Son Thach ont dû quitter leur village pour se réfugier dans la forêt avoisinante. C’est là, sous une tente dressée par son père avec les moyens de fortune, que naquis Hoàng Ngoc Thach. Le soir de sa naissance, rodait un tigre autour de la tente mais par miracle, il se retira sans agressivité.
Etant jeune, Hoàng Ngoc Thach était très passionné par les Arts Martiaux en général et le Vo Viet Nam en particulier, comme tous les Vietnamiens. Son arrière grand-père, officier dans l’armée royale de la dynastie des NGUYÊN, étant mort, son oncle se chargea de l’initier à cette discipline à l’âge de onze ans.
Plus tard, il étudia le Judo jusqu’au grade de ceinture noire 1er Dan, le Taekwondo ceinture violette, le Vo Binh Dinh en cours particulier et commença le Vovinam. Cependant ses études ne lui permirent pas d’’approfondir davantage ces disciplines.

Diplômé Ingénieur du Bâtiment et des travaux publics à Saïgon, il part pour la France en 1970 pour poursuivre ses études. Après avoir obtenu les diplômes d’Ingénieur Géotechnicien à l’E.N.S.G.P.M (école des mines) à Nancy, du C.H.E.B.A.P à Paris et du Docteur Ingénieur à l’Université de ParisVI, il se consacra entièrement à l’entraînement du Viet Vo Dao.
Successivement, il travailla avec Maître Trân Phuc (école Hàng Bai), Maître Trân Nguyen Dao (école Vovinam), Maître Nghiêm An Thach (école Nam Hai) et depuis 1992 avec Maître Hông Sàc Kim (école Long Ho Hôi).
La formation martiale qui m’a été donnée est la synthèse des techniques de différentes écoles de Viet Vo Dao réalisées à travers les expériences acquises par Maître Hông Son Thach.

En ce qui me concerne, je remercie le Maître, l’homme, qu’était M° Hông Son Thach , car en plus de m’avoir inculqué l’art martial, il m’a donné de vraies valeurs, comme celles de l’homme vrai. J’ai surtout en mémoire, les durs moments d’entraînement qui en plus de me forger un corps un esprit, m’a fait comprendre que sans effort on obtient rien ; mais quand on se donne la peine on est sur de récolter les fruits de ses efforts. Le Maître était dur à l’entraînement mais ce sont des souvenirs que je souhaite de vivre à tout pratiquant motivé et volontaire. Je me souviens d’une phrase que me disait le Maître ; « fait ce coup de poing, refait ce coup de poing, pour parfaire ce coup de poing et un jour tu seras faire ce coup de poing ! »
Il y a un autre point très important dans ce qu’il m’a inculqué ; ce point est celui de l’amitié. Cette amitié je ne suis pas allé la chercher, c’est elle qui est venu à moi ou plutôt à nous et elle n’est jamais partie ! Même dans les périodes troubles. Cette amitié a un nom : SON HOANG le fils du Maître, mon frère d’arme !
Lors de nos durs entraînements on se soutenait mutuellement, un exemple : lorsque nous faisions pendant 4 heures de suite des séries de coups de pieds au sac (qui été plus lourd que nos deux poids réunis et aussi dur que du béton) il y en avait toujours un des deux qui soutenait l’autre.
Un autre exemple : quand le maître décidait de nous faire travailler les armes après 3 heures d’entraînements voir plus, dehors sous le soleil pendant des heures et que la soif nous rongeait, là encore une forte solidarité venait en renfort et nous permettait de tenir ; ou encore les séances interminable de trung binh tan (position du cavalier), séance de 45 minutes, seul cette force nous aidait à résister!
Mais il y avait d’autres grands moments, comme par exemple, quand nous sommes partis, le Maître, ses enfants, sa femme, ma femme et moi ainsi que ma fille à la montagne pour un stage de découverte des énergies. Là je me souviens des réveils matinaux pour aller s’entraîner dans les montagnes, mais aussi des longues discutions sur l’histoire de notre art martial ou d’histoires vécues par le Maître. Ces longues discutions nous permettaient de mieux comprendre certaines techniques faites le matin ou la veille, les notes prises sont aujourd’hui de merveilleux supports techniques. Je pourrais vous citer encore beaucoup d’exemples ; mais je conclurais par une phrase simple.

Si l’envie vous prend de vouloir suivre une formation traditionnel dans les arts martiaux vietnamiens, je vous dirai BRAVO, mais attention le mot « traditionnel » à une importance énorme et il vous faudra tous prendre ! Et cela ne se limitera pas juste au côté technique. C’est une nouvelle vie qui s’ouvrira à vous et il vous faudra plusieurs années pour comprendre certaines phrases voir certains mots et peut-être même une vie
Je conclurais en disant qu’aujourd’hui ce que je suis devenu sportivement, je le dois à cette homme. J’ai compris une infime partie du YIN & YANG, je les ai involontairement mis en application en m’éloignant de certain et en me fortifiant vers d’autres et j’ai utilisé certaines notions philosophiques qui m’ont été bénéfiques.

Mais aujourd’hui, je peux dire une chose :Maître je vous avais fait la promesse que le Viet Vo Dao prendrait ces marques de noblesse sous mon impulsion dans la région Rhône-Alpes, c’est chose faite aujourd’hui et je continuerais tant que mon corps et mon esprit me le permettront mais avant tout je tenais à vous dire encore une fois

MERCI MAITRE


   

    
Je continue mon chemin en rencontrant d’autres Maîtres d’Arts Martiaux Vietnamiens ; Ce qui me permet d’approfondir mes connaissances techniques, historiques, philosophiques.

Je remercie les Maîtres : Tran Van Ba (école Lam Son) Maître Pianella (école Feng Huàng) Maître Nghiêm An Thach (école Nam Hai), Maître Ba Dang Dessault (école Kim Long), Maître Daï (école Volam) et bien sûr le grand Maître Châu Phan Toan (école Tay Son).
Christian AYME


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